"Assassinat de Sankara : Chronique d’une tragédie organisée" de Cheriff Sy


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Assassinat de Sankara : Chronique d’une tragédie organisée

Cheriff M. SY (2007-10-11)

Le destin tragique de Thomas Sankara est lié au combat pour l’avènement d’une démocratie sociale. Ce combat ne pouvait plaire à la "Mafiafrique" composée des groupes d’affairistes et leurs collaborateurs qui gouvernent l’Afrique. Alors, il fallut l’exterminer. On trouva le bras armé dans les relais locaux et la machine se mit en branle. Retour sur les causes d’un jeudi macabre.
«  A la faveur des méandres de l’histoire, cet autocrate s’est hissé à la tête de notre Révolution pour mieux l’étouffer de l’intérieur. Cette haute trahison s’est illustrée par le bafouement de tous les principes organisationnels, les reniements divers des nobles objectifs de la RDP (Révolution démocratique et populaire), la personnalisation du pouvoir, la vision mystique, quant aux solutions à apporter aux problèmes concrets des masses, toutes choses qui ont engendré la démobilisation au sein du peuple militant.”. Extrait de la Proclamation du 15 Octobre 1987.
Peuple du Burkina Faso, l’accélération de l’histoire fait souvent défiler les événements à une allure telle que la maîtrise par l’homme des faits devient impossible, rendant celui-ci artisan de situations non désirées. Les instants tragiques que nous avons vécu le 15 octobre courant font partie de ce type d’événements exceptionnels que nous fournit souvent l’histoire des peuples. En tant que révolutionnaires, nous devions avec courage assumer nos responsabilités. Nous l’avons fait à travers la proclamation du front populaire. Nous continuerons à le faire sans faille et avec détermination pour le triomphe des objectifs de la Révolution d’août. Ce dénouement brutal nous choque tous en tant qu’êtres humains et moi plus que quiconque pour avoir été son compagnon d’armes, mieux, son ami. Aussi, pour nous, il reste un camarade révolutionnaire qui s’est trompé. » In Message à la nation du président du front populaire, le camarade capitaine Blaise Compaoré le 19 octobre 1987.

Le jeudi 15 octobre 1987, le processus de la Révolution démocratique et populaire qui avait cours au Burkina était brutalement arrêté sur le coup de 16 heures. Dans l’après midi de ce jeudi là, plus d’un militant de la RDP a été atteint d’une stupeur indicible. Après la pétarade des kalachnikov qui a duré toute la soirée, la proclamation signée d’un front populaire est tombée drue comme une pluie mêlée de grêle, surprenant de la même façon certains militants de la RDP tout comme ceux qui ne trouvaient pas d’intérêt à la Révolution et se tenaient à distance d’elle.
Depuis un certain temps, on savait qu’une crise grave minait le Conseil national de la révolution (CNR). Ses principaux dirigeants, jadis unis, n’arrivaient plus à s’entendre sur l’orientation et la stratégie d’action. Les quatres chefs historiques (Thomas Sankara, Blaise Compaoré, Boukary Lingani, Henri Zongo) de la RDP paraissaient de plus en plus « trop nombreux » pour diriger le mouvement révolutionnaire.
Mais la grave crise qui secouait les dirigeants de la RDP restera en grande partie cachée aux militants de base, à tel point qu’ils seront surpris par l’ampleur et la brutalité du dénouement du 15 octobre. Aussi, beaucoup de militants sincères regrettent-t-ils encore aujourd’hui, le dénouement du 15 octobre tel qu’il s’est présenté, se disant que les instances où des débats d’idées auraient dû se tenir ne manquaient pas pour que l’on en arrive là. Mais ceux qui ont fait le coup couraient un risque important en laissant la parole à Thomas Sankara dans quelque cadre de concertation que ce fût, car il avait une telle force d’argumentation qu’il en serait sorti peut-être « victorieux ».
C’est cette même capacité de persuasion qui aboutissait à certaines décisions, jugées à posteriori « spontanéistes, volontaristes » alors qu’en son temps, il n’y eut pas de critiques conséquentes. Et c’est ce même trait de personnalité du défunt président qui sauva la tête de plus d’une personne que de proches collaborateurs voulaient une fois de plus sacrifier sur l’autel de la contre- révolution.
En fait, il faut convenir d’une chose : le 15 octobre et la rectification sont intervenus précisément parce que les camarades qui avaient commencé la RDP avec Thomas Sankara, étaient essoufflés (déjà) et qu’ils ne se sentaient ni la force ni l’âme de continuer. Et comme les adversaires du processus existaient et étaient influents, tant en dehors que dans les rangs même des révolutionnaires, ils n’ont pas eu de la peine à rallier à eux tout un monde pour contrebalancer la RDP. La raison toute trouvée de la « trahison de la voie initiale » a été vite évoquée.
Or le capitaine Thomas Sankara a été le premier à se rendre compte de la nécessaire démocratisation du processus, lui qui professait en août 1987 à Bobo Dioulasso qu’il « fallait au Burkina, un peuple de convaincus et non un peuple de vaincus, de soumis qui subissent leur destin ». Il avait commencé ainsi la véritable " rectification " de la RDP marquée du reste par l’élargissement de plusieurs détenus politiques et de droit commun. Les sanctionnés à tort retrouvaient la possibilité de reprendre leur carrière.
Mais cette politique initiée par Thomas Sankara a vite été « court-circuitée » par le 15 octobre et revendiquée par le front populaire. Il fallait laisser l’image d’un Sankara fermé et hostile aux ouvertures. Aussi, les choses s’accélérèrent très vite après le discours de « réconciliation » d’août 87 à Bobo Dioulasso où Sankara disait notamment : « Dans le proche passé, nous avons parfois commis des erreurs. Cela ne devra plus se produire sur la terre sacrée du Faso. Il doit y avoir de la place dans le cœur de chacun de nous pour ceux qui ne sont pas encore parfaitement en harmonie avec le discours d’orientation politique et les objectifs de notre plan quinquennal. Ce sera à nous d’aller à eux et de les gagner à la cause révolutionnaire du peuple… Nous devons préférer un pas ensemble avec le peuple plutôt que de faire dix pas sans le peuple ». (In Thomas Sankara, oser inventer l’avenir p.264 Ed Pathfinder et l’harmattan 1991).
Après ce discours, il fallait se dépêcher d’arriver au pouvoir, car laisser le temps à Thomas Sankara d’amorcer réellement la démocratisation de la RDP, ce serait se priver de prétexte justificatif d’un coup d’Etat. La commémoration du discours du 2 octobre à Tenkodogo sera l’occasion pour les comploteurs d’accélérer leurs manœuvres de liquidation de la révolution et d’entreprendre ce faisant, le 15 octobre 1987.
La crise qui prévalait depuis un certain temps sur le terrain politique a gagné, comme à l’accoutumée le terrain militaire, et il fallait dès lors que les armes parlent pour la dénouer. Telle a toujours été la tactique des hommes politiques au Burkina Faso. Ils créent une pourriture qui oblige les militaires à intervenir. Dans le cas du CNR, il faut y ajouter le fait que la rigueur prônée n’était pas du goût de tout le monde, notamment de certains commandos, artisans du coup d’Etat révolutionnaire du 4 Août 1983 . Ceux-ci revendiquaient avec insistance une bonne part du gâteau. Chose à laquelle Thomas Sankara aurait opposé une constante fin de non recevoir, arguant que le militaire doit « vivre avec les masses » et prônant « un quart de poulet par jour et par militaire ». C’était mal connaître ceux-là qui revendiquaient qui une villa, qui un galon afin de jouir du fruit du risque encouru dans la nuit du 4 Août.
Il nous revient à cet effet que ces derniers lors des réunions régulières avec leur chef posaient constamment cette doléance. Ce à quoi le chef en question répondait qu’il n’y voyait pas d’inconvénient mais que « c’est Sankara qui s’oppose ». Les miliaires répliquaient : « pourquoi ne l’enlève-t-on pas ? ». A force de se répéter tous les jours, on finit par « enlever » Thom’ Sank le 15 octobre 1987.

Que s’est - il passé ce jour là ?
Gilbert Diendéré déclare, dans « Sankara, Compaoré et la révolution burkinabè » de Ludo Martens, aux pages 65 et 66 : « le 15 octobre donc, à la réunion des officiers, des éléments du palais ont accusé les militaires de Pô d’être venus pour tramer un complot . L’atmosphère a chauffé. Nous nous sommes séparés sans qu’un accord soit réalisé. Il paraît qu’au même moment, une autre réunion se tenait à la présidence, à laquelle Sigué et d’autres chefs de corps assistaient. Mais le registre de la présidence a disparu après le 15.
Comme les soldats de la garde présidentielle appartiennent à notre bataillon, tous n’étaient pas partisans de l’affrontement. Ainsi le chauffeur de Sankara, le caporal Der et d’autres sont venus nous prévenir que Compaoré, Lingani et Zongo seraient arrêtés ce soir. Pendant la réunion de l’OMR (ndlr : Organisation militaire révolutionnaire), le conseil serait encerclé par les troupes de la FIMATS (ndlr : Forces d’intervention du ministère de l’administration territoriale et de la sécurité) et de l’ETIR (ndlr : Escadron du transport et d’intervention rapide). Un groupe de militaires devrait mettre les trois en état d’arrestation, tandis que le gros des forces devrait se tenir prêt à toute éventualité.
Bien qu’on ne nous eût pas exactement parlé de liquider les trois, nous étions convaincus qu’une tuerie ne pourrait être évitée. Les trois ne se laisseraient pas prendre sans réagir et des hommes comme Sigué et Koama n’hésiteraient pas une seconde à les descendre. Notre réaction a été qu’il fallait arrêter Sankara avant que l’irréparable ne se produise. La décision a été prise dans un climat général d’inquiétude proche de la panique. Nous n’avions pas vraiment le choix.
Nous n’avons jamais pu croire que Sankara allait s’en prendre à ses trois compagnons. Blaise était à la maison, malade. Nous n’avons pas voulu le prévenir parce que nous savions qu’il ne serait pas d’accord pour arrêter Sankara. C’était une décision grave, mais il faut s’imaginer la panique qui régnait à ce moment parmi nos soldats.
Nous savions que Sankara avait une réunion au conseil à seize heures et nous avons décidé d’aller l’arrêter là-bas…
Peu après seize heures, la Peugeot 205 de Sankara et une voiture de sa garde sont arrivées devant la porte du pavillon ; une deuxième voiture de la garde est allée stationner un peu plus loin. Nous avons encerclé les voitures. Sankara était en tenue de sport. Il tenait comme toujours son arme, un pistolet automatique, à la main. Il a immédiatement tiré et tué un des nôtres. A ce moment, tous les hommes se sont déchaînés, tout le monde a fait feu et la situation a échappé à tout contrôle …
Après les événements, j’ai téléphoné à la maison de Blaise pour le mettre au courant. Quant il est arrivé, il était fort découragé et mécontent, surtout quand il a constaté qu’il y avait treize morts ».

Le coup a été donc fait à l’insu de Blaise Compaoré !
Ce dernier d’ailleurs, déclare dans le livre précité à la page 67 : « lorsque je suis arrivé au Conseil de l’entente après la fusillade et que j’ai vu le corps de Thomas à terre, j’ai failli avoir une réaction très violente contre ses auteurs. Cela aurait sans doute été un carnage monstre dont je ne serais certainement pas sorti vivant. Mais quand les soldats m’ont fourni les détails de l’affaire, j’ai été découragé, dégoûté. Je suis resté prostré pendant au moins vingt-quatre heures …
Quand j’ai demandé à mes hommes pourquoi ils avaient arrêté Sankara sans me le dire, ils m’ont répondu que s’ils l’avaient fait, j’aurais refusé. Et c’est vrai. Je savais que mon camp politique était fort. Thomas ne contrôlait plus l’Etat. Je n’avais pas besoin de faire un coup d’Etat. Mais, mes hommes ont pris peur quand ils ont appris, l’après- midi, que nous devions être arrêtés à vingt heures ».

Et pourtant !
Le « Matin de Paris » en date du 27 octobre 1987, repris dans « Il s’appelait Sankara » de Sennen A. cite le témoignage d’un élément commando qui dit : « Le Lieutenant nous a prévenu le matin seulement de nous préparer pour anéantir le président parce que maintenant, il était insupportable. Blaise le connaît mieux que quiconque : il sait que même si on allait l’enfermer, il allait sortir par un trou de fourmi ».

Et pourtant !
En vérité, ce jour-là, Thomas Sankara se trouvait en réunion de travail avec quelques-uns de ses collaborateurs dans une salle au Conseil. A 70 mètres de là, toujours dans le Conseil, une 504 blanche démarra. A son bord, 7 personnes. Le véhicule arrive sur le lieu de la réunion. Les quelques éléments de la garde devant la salle ne s’en inquiètent pas outre mesure, parce que ce sont leurs collègues. Le véhicule se gare, en descendant : K.Y ; O.A.O ; N.N ; N.W ; O.N ; T. ; K.M. Ils ouvrent le feu immédiatement. Un gendarme et deux chauffeurs sont fauchés. Ils s’écroulent.
Thomas Sankara dans la salle où il se trouve entend la fusillade et se lève, son pistolet à la main et dit à ses collaborateurs : « Restez, restez, c’est moi qu’ils veulent » !". A peine a-t-il franchi la porte qu’il est pris par la mitraille nourrie d’un des "anéantisseurs". Il s’écroule. S’arrête-t-on là ? Non. Les assaillants rentrent dans la salle et exécutent ses collaborateurs.
Bref, supposons -difficilement- que la thèse qui veut que le capitaine Blaise ait été mis devant le fait accompli soit vraie. Cela le disculperait-il pour autant ? N’aurait-il pas été de façon indirecte à la base des événements tragiques du 15 octobre ? N’en est-il pas le grand bénéficiaire ?
L’homme, s’il n’a jamais eu vraiment soif du pouvoir comme il le prétend, laisse tout de même sceptique l’observateur de la scène politique burkinabè. En effet, après le 15 octobre, il a prouvé que le pouvoir ne se partage pas. L’apprendra à son dépend toute la cohorte d’intellectuels qui constituait le « comité insurrectionnel » qui a préparé psychologiquement l’avènement du 15 octobre par une série de tracts orduriers et d’intrigues de bas étage. L’apprendront à leur dépend le commandant Boukary Lingani et le capitaine Henri Zongo.
Aujourd’hui 20 ans après que retenir ?
Au- delà de toute rhétorique « dialecticienne », Sankara est mort pour avoir été un paquet de convictions patriotiques et progressistes mais aussi pour avoir empêché de par la synergie entre sa théorie et sa praxis, certains de ces camarades civils comme militaires de manger goulûment, de boire frais et pétillant, de roter gras, de dormir mou et de se la couler royalement au détriment de leur peuple.

L’Homme
Quand l’Homme est venu, son pays était une "synthèse douloureuse de toutes les souffrances de l’humanité". Ainsi son pays détenait un triste palmarès :
- Record mondial de mortalité infantile
- Balance agricole constamment négative
- Balance commerciale permanemment déficitaire
- Dette publique extrêmement élevée
L’Homme voulut faire de son pays une terre de dignité et de liberté.
Alors courageusement, il sut redéfinir la somme du possible et du pensable par laquelle le développement d’un pays comptant parmi les plus démunis du monde pouvait être envisagé.
Partant de l’évidence que le sous-développement et la dépendance ne pourraient trouver d’issue sans l’intégration des habituels exclus du jeu social : les paysans, les femmes et les jeunes, l’Homme s’engagea dans un processus de transformation social progressiste et progressif.

Sa révolution ?
Simple : travailler plus, dépenser moins et mieux, et produire plus en se préoccupant des besoins prioritaires de son pays ! Il le dit lui-même : " Notre révolution est et doit être permanente, l’action collective des révolutionnaires pour transformer la réalité et améliorer la situation concrète des masses de notre pays. Notre révolution n’aura de valeur que si en regardant derrière nous, en regardant à nos côtés et en regardant devant nous, nous pouvons dire que les Burkinabé sont, grâce à la révolution, un peu plus heureux, parce qu’ils ont de l’eau saine à boire, parce qu’ils ont une alimentation abondante, suffisante, parce qu’ils ont une santé resplendissante, parce qu’ils ont l’éducation, parce qu’ils ont des logements décents parce qu’ils sont mieux vêtus, parce qu’ils ont droit aux loisirs ; parce qu’ils ont l’occasion de jouir de plus de liberté, de plus de démocratie, de plus de dignité. Notre révolution n’aura de raison d’être que si elle peut répondre concrètement à ces questions. "
L’Homme, qui faisait ce qu’il dit et disait ce qu’il fait, décida de trouver des solutions adaptées aux questions existentielles précitées. Il s’engagea à la fois sur plusieurs chantiers :
- L’orientation économique en fonction des nécessités et des besoins réels du peuple et non selon les impératifs et les intérêts de l’économie capitaliste mondiale
- La réforme agraire par laquelle la terre appartient à celui qui la cultive
- La réforme administrative pour assurer une bonne gouvernance
- La libération de la femme par la participation à la vie politique et économique, la lutte contre la prostitution, l’adoption d’un code de la famille, l’interdiction de l’excision…
- La protection de l’environnement par la lutte contre la désertification
- Etc.
En quelques années, l’Homme fit faire à son pays un bond qualitatif. Mais il restait conscient que les questions essentielles de son peuple étaient celle de tout son continent et de tous les peuples exploités et opprimés. Panafricaniste et anti-mondialiste, il su devenir la voix des sans voix.
Rigueur morale... Intégrité...
Naïveté… Courage suprême.
La félonie eût raison de l’Homme.
Par un après midi, l’Homme fut fauché par des balles assassines.
L’Homme est tombé, mais il avait eu le temps de semer la graine et l’arroser de son sang ; il avait eu le temps d’enlever un maillon de la chaîne libérant ainsi les opprimés, la jeunesse africaine. Il aura été un précurseur d’une politique alternative à la dépendance et à l’asservissement que les institutions économiques mondiales continuent d’encourager par leur modèle de développement fondé sur l’endettement. Mais plus important, l’Homme aura contribuer à faire comprendre à son peuple et à tous les opprimés qu’il ne peut y avoir d’alternative crédible venant d’ailleurs pour les sauver. C’est en comptant d’abord sur eux-mêmes, sur leurs capacité intrinsèques à " oser inventer l’avenir " qu’ils trouveront les clés de leur développement et de leur liberté.
Aujourd’hui, en chacun de nos mouvements pour l’épanouissement social, politique et culturel, l’Homme vit en nous. L’Homme restera à jamais gravé dans la conscience collective.
Et, son exemple servira toujours de bréviaire aux combattants de la libération humaine.
L’Homme s’appelait Thomas Sankara.

Chériff Sy, directeur de publication de Bendre http://www.journalbendre.net/ .

Source : http://www.pambazuka.org/fr/category/features/43697 



 


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