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Robin Schuffield : « Ce n’est pas moi qui suis la rock star, c’est Sankara »

mardi 24 juillet 2007 par Gandaogo

Robin Schuffield : « Ce n’est pas moi qui suis la rock star, c’est Sankara »

Journaliste de profession, Robin Schuffield est le réalisateur du film « Sankara, l’homme intègre »

Bendré : Vous n’avez pas connu le président Thomas Sankara de son vivant. Vous n’êtes pas non plus officiellement membre d’une association « sankariste ». Qui se cache derrière le réalisateur de « Sankara, l’homme intègre » ?

Robin Shuffield (R.S) : Je suis réalisateur et journaliste mais surtout réalisateur. Je suis ici en tant que réalisateur. Je suis sorti d’une école de cinéma. J’ai travaillé dans la fiction au début et puis aussi dans le schéma institutionnel et la publicité. Mais aussi et surtout ce que j’aime, le documentaire. Le film sur Sankara est le troisième documentaire que j’ai fait en Afrique. Ce sera mon quatrième pour l’ensemble. Je suis devenu journaliste à un moment donné parce que je vivais en Côte d’Ivoire où je travaillais dans la publicité, dans la fiction aussi en tant que scénariste et quand la guerre a éclaté en 2002, ça faisait trois ans que j’étais dans ce pays, on m’a proposé de travailler en News. Je suis en même temps réalisateur, cameraman, je fais du montage et plein de choses ; c’est important pour un réalisateur de connaître tous les métiers liés à sa fonction, je trouve.

Un réalisateur, c’est comme un journaliste ; le point commun c’est qu’ils sont des communicateurs. Mes documentaires africains se sont des films qui parlent des solutions africaines aux problèmes africains. Ce sont des films qui sont assez différents les uns des autres. J’avais fait un film sur une troupe de théâtre, qui est assez conventionnel. J’ai fait aussi un film sur les handicapés au Botwana, un film dont la forme est assez différente du premier. C’est vrai que le film sur Sankara ressemble un peu à un grand reportage. Il était un film d’auteur au début. Je me suis dit au début, je fais un film sur l’image de Sankara chez les Burkinabé et même chez les Africains.

Aujourd’hui, 20 ans après, il faut savoir que Sankara jusqu’en Afrique du sud, on en parle sur tout le continent. Pour moi c’était important, je me suis dit il y a quelque chose de si révoltant, vingt ans après il y a pratiquement aucun film qui est fait sur Sankara, à part le film congolais qui avait été fait sur Sankara et deux ou trois reportages, dont j’ai utilisé parfois des images. J’ai senti réellement qu’il y avait un manque. A chaque fois que je trouvais des archives, je me disais mais il y a toutes ces images et personne ne les voit. Pour moi, c’était évident que ces archives devaient servir à la jeunesse d’aujourd’hui. Il faut qu’elle puisse les voir parce que c’est un problème en Afrique, les archives disparaissent pour des raisons économiques mais aussi politiques. Ce film, je ne dirais pas que c’est un documentaire d’auteur, c’est un grand reportage mais enfin le plus important, c’est le sujet.

Je tiens à dire que-je ne sais pas si c’est une déformation de mon travail de journaliste-je cherche toujours la neutralité. Un film d’auteur signifie généralement aussi qu’on apporte un point de vue. Moi, mon point de vue ? Qu’est ce que c’est que mon point de vue ? Qui suis-je pour donner un point de vue sur quelqu’un comme Sankara ? Je dirais que Sankara parle de lui-même. Quand vous voyez le film, il y a énormément d’archives de Sankara en train de parler. Si on me dit que c’est un film d’auteur, je dirais que c’est un film d’auteur co-réalisé avec Sankara. À Bangui (capitale de la Centrafrique) il y a eu une projection avec 4 000 personnes. A chaque projection que c’était bourré à craquer et je me suis dit ce n’est pas moi qui porte le film. Les gens ne viennent pas voir le dernier film de Robin Schuffield, ils s’en foutent complètement. Ils viennent voir le film, ils viennent voir Sankara, voilà !

Bendré : Vous avez tantôt parlé d’archives, on sait que sur le continent il y a un problème général, la conservation des archives et plus précisément des archives audiovisuelles. Dans le cadre de votre film avez-vous travaillé essentiellement en Afrique ou avec des archives provenant d’Europe ?

R.S : Moi, j’ai vécu pas mal d’années en Afrique donc ça m’a permis d’avoir des contacts notamment dans les chaînes de télévision. Mais quand vous regardez le film, vous voyez que plus de 80% des archives viennent de l’Occident ; c’est même principalement des télévisions françaises. Ces archives sont très chères donc ça prend les 2/3 du budget du film mais elles sont nettoyées, elles sont propres. On voit dans mon film les différences de qualité d’image. Il y a des images à récupérer, des trucs en VHF, des vieux supports qui sont utilisés.

Il y a des pellicules... Il y a plein d’images comme ça que moi j’ai pu récupérer en Afrique. Nous avons fait une demande à la Télévision nationale du Burkina (TNB). Ils ont dit qu’ils n’ont rien. Bien évidemment, ça nous a fait rigoler parce qu’on était persuadé qu’ils avaient des images mais ils nous ont même pas conseillé. Moi, je comprends les gens d’ici et d’ailleurs qui disent, il n’y a rien et ça se trouve qu’ils auraient des images. Ils ont souvent des postes à défendre. Je ne pense pas forcément que ce soit politique à ce niveau là. La petite histoire c’est que la T.N.B a déménagé au lendemain de la mort de Sankara. En déménageant, il y a plein des cassettes qui se sont retrouvées dans la rue, sous la poussière, sous le soleil.

Ces cassettes, certaines personnes ont pu les récupérer. D’ailleurs si vous allez sur le marché à Ouaga, à Dakar, à Abidjan, même à Paris ou aux Etats-Unis, vous pouvez trouver des images-qu’on voit dans le film d’ailleurs-de discours, de conférences. Bref, ces images on peut les trouver, il faut gratter. Moi, j’ai peut être un plus parce que j’ai trouvé et j’ai payé très chères ces images qui viennent des télévisions françaises. On a trouvé la captation des images du discours à l’ONU. Mais ce qu’on nous a donné c’était une cassette provenant directement des pellicules. Donc on a été les premiers à demander.

Alors moi je me suis dit, personne n’a été demander, personne n’a cherché à l’ONU les images du discours de Thomas Sankara, pourquoi ? Je ne sais pas. On a été les premiers à faire cette demande. J’étais avec mon producteur, on était assez étonné. Il faut dire qu’elles étaient en pellicule. Et on a dû payer quelques centaines d’euros. Les droits sont gratuits ils nous a coûté quelques euros pour qu’on mette la copie sur bande vidéo. Quand on a reçu la cassette, on a vu finalement que la copie faisait 2 mn. Deux minutes sur un discours qui est quand même très long, ça veut dire qu’il y avait eu une censure.

Bendré : Vous séjournez à Ouagadougou actuellement dans le cadre du festival Ciné droit libre. Comment vous avez été contacté pour présenter votre film à ce festival ?

R.S : Je connais très bien les organisateurs. Abdoulaye Diallo qu’on voit dans le film est devenu un ami. On ne se voit pas beaucoup mais chaque fois que je viens à Ouagadougou je vais chez lui et on est en très bon contact. Il y a aussi Luc Damiba qui a fait le film sur l’affaire Zongo. Je l’ai rencontré à Bangui. Nous avions été invités tous les deux, chacun avec son film au Festival de Bangui en Centrafrique. C’est le même genre de film. Il fait de la réalisation aussi, il est journaliste plus que moi. Il fait aussi le documentaire. C’est le même combat que moi. Je devais venir au Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) mais je n’ai pas pu venir pour des raisons de santé. J’aurais voulu que ce soit au FESPACO. Finalement, on m’a proposé de venir au festival Ciné Droit libre, j’ai dis il n’y a pas de problèmes .

Bendré :Pourquoi particulièrement un film sur Sankara ? Il y a beaucoup de leaders politiques africains. Lumumba et bien d’autres...

R.S : Lumumba, cela avait déjà été fait. Et puis, les chefs d’Etats africains biens il faut en trouver. Moi, un film je pourrais en faire sur N’Krumah, je ne sais pas ce qu’il vaut mais à priori c’est quelqu’un de bien mais ça demande beaucoup de recherches. J’ai entendu beaucoup de bien de Mouraé au Botwana. Par exemple quand j’étais en Centrafrique, on m’a demandé de faire un film sur Barthélemy Boganda. J’ai répondu « Qui ça ? » parce que je ne connaissais pas Boganda, il n’était pas président, il était gouverneur et c’est en 1956 qu’il est mort.

Effectivement ça l’air d’être quelqu’un de très bien, un panafricaniste, encore un de plus, moi je dirai que l’Afrique manque de présidents panafricanistes. Qui nous reste aujourd’hui ? Vous direz Kaddafi. Vous voyez Kaddafi et M’Beki se chamailler pour bouffer le gâteau ? Si l’Afrique voulait être unie, cela se ferait. Moi je suis très déçu de ce qui s’est passé à Accra.

Des panafricanistes comme N’Krumah, Sankara, ils ne font pas long feu. J’ai promis que quand je serai en France je vais chercher des archives sur Boganda mais quand je suis arrivé je n’ai pas trouvé grand-chose. Il est mort en 1956. De 1927 à 1956 qu’il a été actif politiquement, il y avait très peu d’images. Alors, je ne vais pas faire un film de fiction. Je disais tout à l’heure qu’il y a beaucoup de leaders politiques, de bons leaders politiques moins, je pense que s’il faut faire un film, il faut le faire sur des hommes de bien. Je trouve, excusez moi, qu’il y a trop de crapules sur cette terre et que les hommes de bien méritent d’être mis à jour.

Bendré : « Sankara, l’homme intègre », c’est un film engagé. Ce genre de film rencontre généralement des difficultés pour être financé. Comment êtes-vous arrivé à surmonter cet obstacle ?

R.S : Je vais vous dire une chose, ce n’est pas un film engagé. Enfin, c’est difficile de faire un film sur Sankara et de ne pas être engagé un minimum évidemment. J’ai cherché dès le début à montrer les limites du personnage. J’ai parlé dès le début du film de Balufu, le Congolais, pour moi c’est un film fait avec le cœur quelques années à peine après la mort de Sankara. Je serai à sa place que j’aurais réagi de la même façon. J’aurais fait un film très militant, un pamphlet. Bafulu n’a pas fait un pamphlet contre le président actuel mais il a fait un film hommage qui est une hagiographie en réalité. Moi, dans mon film, s’il y a des côtés négatifs je les mets et c’est ce que j’ai fait. Quand on regarde ce film, sur 52mn il y a 30 mn de choses positives et il y a également un quartz d’heure plus ou moins de choses négatives.

Je triche un peu sur la chronologie mais je structure un peu le film comme une chronologie mais j’ai regroupé un peu les éléments aussi. C’est vrai que je critique plus la révolution que l’homme, mais je parle un peu de la naïveté de Sankara. Je parle aussi de l’intransigeance. Ce sont des défauts quand même. Je pense que c’est ça qui l’a tué parce qu’il était idéaliste à certains moments, dans certains discours. Je peux comprendre, cela est excusable surtout avec ce qu’on a fait à côté. Mais mon œuvre, ce n’est pas un film d’auteur.

Mais pour ce qui est du financement, je ne peux pas dire que j’ai eu des obstacles, que j’accuse la France. Il y a quelque chose qui m’ennuie toujours de parler d’un pays. Un pays c’est fait d’individus. Quand j’entends « ce sont les Français qui ont tué Sankara » je me dis ce ne sont pas « les Français ». Moi je suis Français est-ce que j’ai tué Sankara ? Et parfois même on dit : « c’est Mitterrand qui l’a tué ». Mais Mitterrand, il n’était pas seul et moi si je dois accuser une personne ou quelques personnes en France, ça doit être du côté de Chirac et de Foccart. Il y a des historiens. Moi, j’ai été surpris d’entendre ça. Ce fameux discours qui dit quand vous vous attaquez à un chef d’Etat, vous vous attaquez à sa population.

C’est ce qui a donné des ratonnades, des chasses-à-l’homme à Abidjan contre les Burkinabé, contre les sahéliens. Même au début ça commencé avec des Sénégalais lorsque le président Wade a critiqué Gbagbo. Les Patriotes sont descendus dans les quartiers sénégalais de Treichville. Je ne dis pas quand c’est Chirac qui décide d’envoyer au sol deux avions de l’armée ivoirienne. Vous avez vu ce qui s’est passé après. Je pense qu’il faut arrêter d’être con, c’est dangereux, c’est de la bêtise. En Côte d’Ivoire, en France, au Burkina il y a des individus.

La première lettre d’accord d’achat du film était signée avec TV5. La personne qui l’a signé c’était Frederick Mitterrand, le neveu du président, Mitterrand. Pour vous dire déjà... Après d’autres chaînes évidemment France 3, une chaîne hollandaise ont racheté le fim. Je crois que finalement le film s’est fait avec des financements d’un peu partout. Qui va décider que le film ne se fasse pas ?

De toutes les façons, il y a tellement de gens qui veulent voir le film. Est-ce qu’il y a une censure ici au Burkina Faso ? Je dirais qu’il y a eu une auto-censure de la part du FESPACO. On a eu la petite histoire du Centre culturel Français (CCF) avec les coupures lors des projections. Mais est ce qu’il y a une censure du film, une censure du festival Ciné droit libre ? Officiellement non. Personne ne m’a interdit de faire ce film. Qu’est ce qu’il y a de plus motivant que d’avoir des bâtons dans les roues. Quand vous voulez parler d’une chose et qu’on vous empêche d’en en parler ? Si on me dit qu’on ne finance pas, cela va me donner dix fois plus d’énergie pour réaliser le film.

Bendré : Récemment, un animateur burkinabé a été menacé de mort à plusieurs reprises pour ses positions affichées dans l’affaire Thomas Sankara dont il s’est fait l’auteur d’un album hommage. Cela n’a pas suscité des frayeurs en vous lorsque vous acceptiez de venir à Ouagadougou présenter votre film ?

R.S : Non parce que moi j’ai une protection. J’ai mes réseaux. Si on me fait du mal ici ça va être encore pire. Si je dois me méfier c’est des gars qui pourraient s’attaquer à n’importe qui. Je pense qu’il y a encore de l’intégrité dans ce pays, les hommes intègres sont encore là. Je pense que pour parler de SAM’S K, au début quand j’ai lu ces messages, j’ai compris que ce n’était pas les menaces du gouvernement. C’était écrit le plus banalement possible. Moi je pense que c’est peut être un militant Compaoriste qui a écrit ses menaces contre SAM’S K le Jah. C’est ridicule. C’est tellement ridicule aussi ces coupures de courant lors des projections du film.

Bien sûr, ce n’est rien devant des menaces de mort. Moi je suis venu à un moment donné dans le noir pour dire aux gens présents veuillez nous excusez ce sont des leçons d’images indépendants de notre pauvreté. Les gens se sont marrés. J’ai dit ne quitter pas restez. On va apporter un groupe même si c’est à 1h du matin jusqu’à six heures on va projeter le film. Les gens ne voulaient pas partir ils sont restés. C’est tellement idiot le fait de saboter la projection d’un film.

L’affaire Zongo est encore dans les esprits je l’ai remarquée chez beaucoup de gens. Pas seulement avec les gens avec qui je marche ou les gens qui viennent aux projections de nos films. Les gens sont prêts à sortir dans la rue. L’affaire Thomas Sankara, c’est pareil si on venait à attenter à la vie de quelqu’un. Eliminer SAM’S K, ça va plus faire du mal au gouvernement. Ce n’est pas une menace qui vient de plus haut, ça vient de plus bas. Vous êtes au courant, il y a une enquête qui est faite sur ça.

Bendré : Votre film, chaque fois qu’il a été projeté durant ce festival, a refusé du monde. Quel sentiment suscite en vous un tel engouement du public ?

R.S : Il faudrait dire qu’il y a eu trois projections. Il y a eu une projection Centre Culturel Français/Georges Méliès (CCF/GM) au cours de laquelle il y a eu une panne de courant. Les gens sont restés. Le directeur du CCF m’a dit c’est la première fois que je remplis les deux salles du CCF lors d’une projection. On a dû refuser du monde. Le lendemain, il y a eu une projection dans la salle de Ciné de Wemtenga, trente secondes après la projection il a commencé à pleuvoir à grosses gouttes. Donc je me suis dis on va arrêter le film, il y a une projection le lendemain.

Les gens sortaient. Wemtenga ce n’est pas une salle couverte. A un moment donné on entendait Sankara parler, les gens on ralentit le pas et finalement ils sont partis se rasseoir. Moi j’ai vu plusieurs fois le film mais face à ça je suis resté avec eux pour suivre le film. J’ai dit c’est magique ! Des gens sous la pluie, sous la douche. La salle n’était pas remplie parce que les gens ont vu les nuages menaçants et ils se sont, il y a une projection le lendemain. Il y avait 500 personnes et avec la pluie, il y avait qu’environ 100 personnes qui sont parties, le reste des cinéphiles est resté sous la pluie.

A la fin, il y a le projectionniste qui m’a dit que quelqu’un qui reste sous la pluie pour voir un film, il n’a jamais vu ça depuis qu’il fait ce boulot. Le plus fort ça été à l’université. Il y avait énormément de monde. Il y avait des gens sur les marches. Lorsque le présentateur a dit je vous présente le réalisateur du film. Je suis parti de la salle sous un tonnerre d’applaudissement, j’ai eu l’impression d’être une rock star. Je me suis dit mais ce n’est pas moi qui suis la rock star, c’est Sankara. Ça m’a fait chaud au cœur, j’avais l’impression d’envoyer un enfant disparu à sa famille.

Lors de la projection à Bangui, une étudiante disait : « Est-ce que vous n’avez pas peur de créer des révolutions en diffusant ce film dans les différents pays africains ? ». Je dis peur non, fier si. Si grâce à mon film je peux faire bouger les choses tant mieux. Ce n’est pas mon but moi, je ne fais que communiquer. Je ne suis pas un leader politique, je ne suis pas du tout dans la politique. Qu’on utilise mon film pour sauvegarder la mémoire, car c’est grâce au passé qu’on peut aller vers l’avenir.

Source : Bendré www.journalbendre.net/spip.php ?article1796


En réponse à :

> Robin Schuffield : « Ce n’est pas moi qui suis la rock star, c’est Sankara »

11 octobre 200712:13, par Fred

Bonjour ! Comment puis-je me procurer ce film ? Merci d’avance.


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