Bruno Jaffré
Au début des années 80, le Haute Volta, ancienne colonie française, traverse une grave crise des finances publiques, doublée d’une crise politique. Différents régimes se sont succédé depuis l’indépendance sans remettre en cause le système néocolonial. Les salariés des couches moyennes urbaines se mobilisent dans les syndicats quand ce n’est pas, pour les plus avancés, dans des organisations marxistes clandestines, pendant que l’écrasante majorité de la (...)
Amber Murrey
PAMBAZUKA NEWS 2012-07-09, Numéro 248 http://pambazuka.org
La vie et les travaux de Thomas Sankara peuvent être évoqués comme un rappel du pouvoir et du potentiel de l’action humaine pour engendrer des transformation sociopolitiques et économiques.
Je voudrais placer mon propos dans le contexte géopolitique des soulèvements populaires qui continuent d’avoir lieu dans le monde, les populations s’organisant contre les politiques néolibérales du capitalisme (...)
jeudi 29 juillet 2010
L’assassinat de Thomas Sankara a marqué l’Afrique et le monde, un peu comme l’assassinat de Patrice Lumumba ou celui de Che Guevara.
Cette popularité montre surtout l’aspiration des travailleurs et des jeunes africains de connaître enfin un chef de l’Etat honnête et soucieux de développer le pays. L’exemple de Sankara témoigne de l’envie des peuples de croire que cela existe : un dirigeant du monde actuel qui voudrait aider (...)
par Cédric Bernelas
Avant l’arrivée de Thomas Sankara, le Burkina Faso souffrait d’une dépendance envers les pays et capitaux étrangers. Le pays africain importait beaucoup pour satisfaire une consommation bigarrée. Malgré quelques potentiels, ses terres et ses industries ne produisaient rien de performant pour améliorer son sort déjà catastrophique. De par cette aliénation, orchestrée par nos institutions financières internationales et leurs experts bienveillants, la dette (...)
Peu connu en France, Thomas Sankara est une icône populaire dans toute l’Afrique de l’Ouest. Son nom évoque la résistance au néocolonialisme, le panafricanisme, la lutte en faveur des plus pauvres. Porté au pouvoir en 1983 dans ce qui deviendra le Burkina Faso, assassiné en 1987 avec le soutien du réseau Foccart, Sankara représente l’une des rares expériences politiques qui ébrécha la Françafrique.
Aujourd’hui encore, au Burkina, nombreux sont les mouvements qui se (...)
de Pascal Karlygash PAAMBÔSGO
octobre 2011
Vingt quatre ans après l’arrêt brutal de la courte expérience révolutionnaire du Burkina (4 août 1983 - 15 octobre 1987), la question de sa valeur continue de diviser. Autour de cet événement se forme comme un nœud d’enjeux politiques suscitant des débats passionnés qui semblent rendre impossible tout consensus. Il s’avère pourtant possible de transcender les options partisanes pour juger objectivement de la valeur de cette (...)
Cet article paru en octobre 2006 dans le bimensuel burkinabè l’Evènement revient longuement sur la gestion des rapports avec les syndicats durant la révolution.
A noter que le journal livre avec l’article une pièce de tout premier plan à savoir un décret de 1984 demandant de reprendre les fonctionnaires et agens de l’Etat "dégagés", que nous vous reproduisons à la fin de l’article. Reste à préciser quelles sont les personnes concernées par ce décret. Il ne (...)
Kadhafi et les siens ne célébreront pas ce 1er Septembre 2011, le 42ème anniversaire de leur révolution qui avait renversé le roi Idriss en 1969. La Jamahiriya arabe libyenne a vécu après 42 ans de règne. Une autre révolution est en cours en Libye avec des acteurs dont certains étaient des compagnons du vieux Guide. Le Burkina a reconnu les nouvelles autorités de Tripoli le 23 août dernier. Le drapeau du Conseil national de transition (CNT) flotte dans l’enceinte de (...)
Philippe OUEDRAOGO, Secrétaire Général du PAI (Parti Africain de l’indépendance), fut ministre de l’Industrie, du Commerce et des Infrastructures dans le premier gouvernement du CNR jusqu’en août 1984. Cet article est la reprise écrite de l’intervention qu’il a prononcée le 11 octobre 2007 en introduction de l’atelier "L’industrie et l’Artisanat utilitaire sous le Conseil national de la révolution" lors du symposium organisé à Ouagadougou à (...)
Par le Dr. Vincent Ouattara
Cette intervention a été prononcée lors du Symposium Thomas Sankara 2007, tenu lors du 20eme anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara à Ouagadougou.
Introduction
C’est un honneur qui m’est fait de parler d’une nébuleuse du néocolonialisme français dans le cadre de ce symposium consacré au 20ème anniversaire de la mort du guide de la révolution d’août 1983, le capitaine Isidore Noël Thomas Sankara. Ce serait prétentieux de (...)
Le 15 octobre 1987, des bruits d’armes sont entendus. Sankara déclare à ces ministres : « Restez ici, c’est à moi qu’ils en veulent ». Il sort du palais, en short, les mains en l’air. On l’abat avec 12 personnes. On sait aujourd’hui que c’est bien Blaise Compaoré qui a ordonné cet assassinat d’après les déclarations du sénateur Johnson, ancien mercenaire libérien qui a participé au coup d’état avec Charles Taylor : "Le numéro deux, (...)
Vendredi 12 Novembre 2010
Patriote dans l’âme et brillant orateur, l’ancien président burkinabé a impressionné tous ceux qui ont pu l’écouter à une tribune. Préférant lutter avec la parole plutôt qu’avec les armes (le comble pour un militaire), le discours du capitaine Thomas Sankara est plus que d’actualité 23 ans après son assassinat au nom de la "Rectification" de Blaise Compaoré. Même si l’anniversaire de sa mort (15 octobre) passe de plus en plus (...)
Cela fait exactement 27 ans qu’à la tête de jeunes officiers, Thomas Sankara, débarqué de son poste de Premier ministre quatre mois plus tôt, a proclamé la Révolution démocratique et populaire (RDP). Que reste-t-il de cette révolution burkinabè qui a fini de manger trois de ses quatre coordonnateurs ? Que sont devenus tous ces révolutionnaires qui, points levés, juraient : « La patrie ou la mort, nous vaincrons ! » et « Malheur à ceux qui bâillonnent leur peuple » ? Où sont-ils, ceux (...)
Nous publions ici un extrait d’un article paru dans le numéro 186 de la revue Cahiers d’Etudes Africaines paru en 2007 sous le titre "École, langues, cultures et développement Une analyse des politiques éducatives, linguistiques et culturelles postcoloniales au Burkina Faso". On pourra trouver l’article dans sa version intégrale à l’adresse http://etudesafricaines.revues.org/index6960.html#ftn8
résumé
Cet article tente de saisir le sens du recours aux langues et (...)
Babou Paulin BAMOUNI
Cet article, publié en aout 1984, alors qu’une rupture venait d’intervenir entre le CNR et le Parti Africain de l’Indépendance, a fait l’objet d’une republication dans la rubrique "devoir de mémoire" du quotidien gouvernemental Sidwaya le 7 avril 2010. Paulin Bamouni fut l’un des conseillers de Thomas Sankara, responsable de la presse présidentielle. Il a été assassiné aux côté de Thomas Sankara le 15 octobre 1987, avec 6 autres (...)
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