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Communication présentée au Comité des droits de l’homme du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, en vertu du Protocole facultatif se rapportant au Pacte International relatif aux droits civils et politiques (15 Octobre 2002)

JusticMariam Sankara

Auteur de la Communication

c.

Burkina Faso

Etat en cause

Communication présentée au Comité des droits de l’homme du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, en vertu du Protocole facultatif se rapportant au Pacte International relatif aux droits civils et politiques


Mariam Sankara est représentée par les Conseils :

Collectif Juridique International Justice Pour Sankara

Me Bénewendé Sankara (Burkina Faso)
Me Dieudonné Nkounkou (France)
Me Devotsou Kofimessa(Togo)
Me Jean Abessolo (France)
Me Ferdinand Djammen Nzeppa(France)
Me Vincent Valaï (Canada)
Me May Chiu (Canada)
Me John Philpott (Canada)
Me William Sloan(Canada)
Me Shirley Moran (Canada)
Me Charles Roach (Canada)
Me Berteigne (France)
Me Bibi Barnabe (France)
Me Nicole Bobillot-Prévost (France)
Me Milton James Fernandes(Canada )

 

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 Sankara c. Burkina Faso
Comité des droits de l’homme

1-Victimes des violations alléguées

Victime 1 : Mariam Sankara
Nom : SANKARA
Nom de jeune fille : SERME
Prénoms : MARIAM
Nationalité: BURKINABE
Date et lieu de Naissance : 26 MARS 1953 MENAKA MALI

Victime 2: Philippe Sankara
Nom : SANKARA
Prénom: Philippe Rekwendé
Date et lieu de Naissance 10 Août 1980 à Ouagadougou
Nationalité: BURKINABE

Victime 3: Auguste Sankara
Nom : SANKARA
Prénom : Wendyam Auguste
Date et lieu de Naissance: 21 Septembre 1987 à Ouagadougou
Nationalité: BURKINABE

Victime 4 : Thomas Sankara
Nom : SANKARA
Prénom: Thomas Isidore Noel
Date et lieu de Naissance: 21 Décembre 1949 à Yako ( Haute Volta )
Profession : Président de la République du Burkina Faso jusqu’au 15 Octobre 1987
Nationalité: Burkinabè


2-Autres procédures internationales

Aucune autre procédure internationale n’a été intentée par les victimes à la date du dépôt de la présente communication.

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 Sankara c. Burkina Faso
Comité des droits de l’homme

5- Exposé des Faits et dispositions prises au nom de la victime pour épuiser les recours internes

L’auteur de la communication soumet respectueusement aux membres du Comité des droits de l’Homme que les recours internes ont été épuisés:

Le 15 Octobre 1987 le Président de la République du Burkina Faso, Thomas Sankara, époux de l’auteur et père des victimes mineurs : Philippe et Auguste, a été assassiné dans les locaux du Conseil de l’Entente à Ouagadougou au Burkina Faso.Ce même jour, quatorze personnes se trouvant avec le président Sankara ont été tués.

Le 17 Janvier 1988, le médecin commandant Diébré Alidou, signe un certificat de décès où il précise que le Thomas Sankara est décédé le 15 Octobre 1987 à 16h30 de mort naturelle, tel qu’il appert de la pièce P-1;

De 1987 à 1997, les autorités du Burkina Faso, ont refusé ou omis d’agir afin d’intenter des procédures pour enquêter sur cet assassinat, et ce malgré des appels informels;

Le 29 Septembre 1997, avant la préscription extinctive, Mariam Sankara dépose en son propre nom et ès qualité de représentante légale de ses enfants mineurs Philippe Relwendé Sankara, Wendyam Auguste Sankara , une plainte contre X pour assassinat et faux en écriture administrative, tel qu’il appert de la pièce P-2;

Le 9 Octobre 1997, Une consignation de 1 million de francs CFA a été payée, et ce en vertu du Code de procédure pénale, tel qu’il appert de la pièce P-3;

Le 25 Janvier 1998, le Procureur du Faso présentait des réquisitions de non informer afin de contester la juridiction de droit commun, en soulevant que les faits allégués se sont passés dans l’enceinte d’un établissement militaire et que le certificat de décès émane d’un médecin militaire, tel qu’il appert de la pièce P-4;

Le 23 mars 1998 une ordonnance N. 06/98, fut rendue par le Juge d’instruction Alexis Kambiré, rejetant les réquisitions du Procureur de Faso et décidant que la juridiction d’instruction de droit commun, qu’est celle du Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou est compétente, tel qu’il appert de la pièce P-5;

Le 2 Avril 1998, le Parquet du Burkina Faso en appelle de la décision N 06/98 et demande à la Cour d’Appel d’infirmer l’ordonnance aux fins d’informer, tel qu’il appert de la pièce P-6;

Le 4 Avril 1999, le Pacte et son Protocole facultatif rentre en vigueur pour le Burkina Faso;

__________________________________________________ Sankara c. Burkina Faso
Comité des droits de l’homme

Le 10 décembre 1999, face au refus d’agir dans un délai raisonnable, les conseils du Collectif Juridique International Justice Pour Sankara mettent en demeure le Ministre de la Justice et le Conseil Supérieur de la Magistrature du Burkina Faso de prendre toutes les mesures afin de faire respecter l’équité procédurale, tel qu’il appert de la pièce P-7 ;

Le 17 janvier 2000, les autorités du Burkina Faso ont accusé réception de la Mise en demeure ( pièce P-7) tel qu’il appert de la pièce P-8 ;

Le 26 Janvier 2000, la Cour d’Appel de Ouagadogou par l’arrêt no 14 déclare les juridictions de droit commun incompétentes et infirme l’ordonnance no. 06/98 du 23 Mars 1998 et renvoit les parties à mieux se pourvoir tout en réservant les dépens, tel qu’il appert de la pièce P-9;

Malgré l’arrêt no. 14 de la Cour d’Appel, le Procureur de Faso a refusé ou omis de dénoncer l’affaire au Ministre de la défense afin que ce dernier donne l’ordre de poursuite;

Le 27 Janvier 2000, les conseils des victimes contestent l’arrêt no .14 de la Cour d’Appel, en présentant un pourvoi à la Chambre Judiciaire de la Cour Suprême du Burkina Faso;

Le 19 Juin 2001, dans l’arrêt 46, la Chambre Judiciaire de Cour Suprême, présidée par Monsieur Sibila Franck Compaoré, refuse ou omet de trancher le fonds de l’affaire en jugeant le Pourvoi de la partie civile irrecevable pour défaut de consignation, tel qu’il appert de la pièce P-11;

Le 19 Juin 2001, une demande des conseils des victimes est présentée en vain au Procureur de Faso de dénoncer l’affaire au Ministre de la défense, tel qu’il appert de la pièce P-12 ;

Le 19 Juin 2001, une demande est présentée au Ministre de la défense du Burkina Faso, de donner l’ordre de poursuite suite à la dénonciation qui sera faite par le parquet général, tel qu’il appert de la pièce P-13 ;

Le 25 Juin 2001, une nouvelle demande des conseils des victimes est présentée au Procureur de Faso afin de dénoncer l’affaire au Ministre de la défense conformément au Code de Justice Militaire, tel qu’il appert de la pièce P-14;

Le 23 Juillet 2001, le Procureur de Faso refuse ou omet de dénoncer l’affaire au Ministre de la Défenses, en soulevant des arguments liés à la prescription, et en se référant à l’Arrêt no 14 de la Cour d’Appel, tel qu’il appert de la pièce P-15;

Le 25 Juillet 2001, les conseils des victimes répliquent à la lettre du Procureur de Faso ( Pièce P-15), précisant l’interruption de la préscription en 1997, et réservant les droits des victimes, tel qu’il appert de la pièce P-16;

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Sankara c. Burkina Faso
Comité des droits de l’homme

7- Articles du Pacte International relatif aux droits civils et politiques qui auraient été violés

MARIAM SANKARA : articles 17 , 23, 26 et article 2 alinéa 1
PHILIPPE SANKARA : articles 17, 23, 26 et 14 alinéa 1
AUGUSTE SANAKARA : articles 17, 23, 14 alinéa 1. et 16
THOMAS SANKARA: articles 6 (1)

Le Comité devrait avoir une connaissance d’office que Thomas Sankara n’est pas décédé de mort naturel le 15 Octobre 1987. Le comité devrait également avoir une connaissance d’office des difficultés d’ester en justice de l’auteur, considérant qu’elle était l’épouse d’un Président de la République renversé par un coup d’Etat violant.

Les droits protégés par le Pacte ont été violés par l’Etat Burkinabè, en ce que Thomas Sankara a été assassiné et que l’acte de décès n’a pas été rectifié malgré plusieurs demandes judiciaires et extra-judiciaires, présentées auprès des autorités compétentes. Ces refus ou ces omissions d’agir des autorités du Burkina Faso, après l’entrée en vigueur du Protocole facultatif , constituent des violations qui se poursuivent après le 4 Avril 1999, puisque les effets continuent et constituent eux-mêmes des violations du Pacte pour chacune des victimes de la présente communication.

a) Le Burkina Faso a violé les articles 23 (1) et 17 (1) et 17 (2)

Le Burkina Faso se devait de protéger la famille, élément fondamental de la société et ce suivant l’article 23 (1) du Pacte, il ne l’a pas fait, de plus Mariam, Philippe et Auguste ont le droit d’être protégé des atteintes contre leur famille suivant l’article 17 (1) et 17 (2). En fait la non rectification de l’acte de décès, l’absence d’une enquête publique et de poursuite judiciaire afin de déterminer l’identité des auteurs et leurs responsabilités pénales et civiles constitue un déni grave de justice en ce qui à trait à la protection des membres de la famille Sankara : Mariam , Philippe et Auguste.

b) Le Burkina Faso a violé l’article 16 du Pacte

La personnalité juridique d’ Auguste Sankara, né le 21 Septembre 1987, tel qu’il appert de la pièce P-2 par.2, a été niée par la décision de la Cour Suprême le 19 Juin 2001. En effet, il existe une disposition d’ordre publique dispensant les mineurs de déposer une somme quelconque à titre de consignation d’amende, voir les articles 110 et 111 de l’ordonnance n. 91-0051/ PRES du 26 août 1991.
L’absence de la vérification de l’âge des enfants pour la Chambre d’accusation de la Cour Suprême, confirme ce déni de justice en niant la personnalité juridique d’Auguste Sankara; voir à cet égard les paragraphes 4 et 5 de l’avis juridique de Halidou Ouedarogo sur l’application et l’interprétation de la Cour Suprême des articles 110 et 111 de l’ordonnance no. 91-0051/PRES du 26 Août 1991, tel qu’il appert de la pièce P-17;

__________________________________________________ Sankara c. Burkina Faso
Comité des droits de l’homme

c) Le Burkina Faso a violé l’article 26

Mariam Sankara et ses enfants n’ont pas eu droit à une enquête équitable et en bonne et due forme sur l’assassinat de Thomas Sankara et par conséquent le Burkina Faso ne leur a pas reconnu toutes les garanties liées à l’égalité devant la loi. En effet depuis l’entrée en vigueur du Protocole facultatif pour le Burkina Faso, le 4 avril 1999, le Burkina Faso a manqué a ses obligations en ne permettant pas à la famille Sankara de jouir pleinement de leurs droits et ce sans discrimination basée sur leur opinion politique.

L’ Etat du Burkina Faso n’a pas respecté son engagement de garantir à la famille Sankara les droits reconnus dans le Pacte sans distinction basée sur leur opinion politique et ce en vertu des l’article 26 et 2 (1).

d) Le Burkina Faso a manqué à ses obligations de mettre à la disposition des victimes un recours utile pour les droits violés en vertu de l’article 2 al. 3 a) et 3 b) et en n’assurant pas l’impartialité judiciaire en vertu l’article 14 (1)

Suite à la décision du Juge Kambiré le 23 Mars 1998, de reconnaître la juridiction de droit commun comme une juridiction compétente, une série de décisions partisanes des magistrats burkinabè, ont nié les droits les plus élémentaires des victimes.

Procédure devant la Cour d’Appel

Le Comité doit prendre note qu’ il a fallu que le Collectif Juridique, représentant les victimes mettent en demeure les autorités judiciaires pour que la Cour d’Appel décide de rendre l’Arrêt 14 en Janvier 2000;

Le Comité doit aussi examiner le bien fondé en droit de la décision de cette Cour, puisque les tribunaux de droit commun n’ont pas une telle compétence .

Procédure devant la Cour Suprême

La décision de la Cour Suprême a été prise par le Président Sibila COMPAORE, qui a battu campagne pour le président Blaise COMPAORE et le parti au pouvoir le CDP, tel qu’il appert du paragraphe 3 de l’avis Juridique de Halidou Ouedraogo, pièce P-17;

La composition de ce tribunal fait raisonnablement craindre que la décision manque l’impartialité requise dans les circonstances.

Le Comité doit aussi examiner le bien fondé en droit de la décision de la Cour Suprême, car elle a l’effet de nier aux victimes tous recours utile dans les circonstances.


Sankara c. Burkina Faso

Comité des droits de l’homme

Il existe de grave lacunes dans le raisonnement juridique de la décision de la Cour Suprême du Burkina Faso de ne pas trancher sur le fonds de l’affaire en se basant sur un défaut de consignation allégué de 5000 francs CFA soit environ 7 Euros. C’est un prétexte afin de ne pas statuer sur le fonds du dossier , tel qu’il appert de la pièce P-17;

e) Le Burkina Faso a violé l’article 26

Mariam Sankara et ses enfants n’ont pas eu droit à une enquête en bonne et due forme sur l’assassinat de Thomas Sankara et par conséquent le Burkina Faso ne leur a pas reconnu toutes les garanties liées à l’égalité devant la loi. En effet depuis l’entrée en vigueur du Protocole facultatif pour le Burkina Faso, le 4 avril 1999, le Burkina Faso a manqué a ses obligations en ne permettant pas à la famille Sankara de jouir pleinement de leurs droits et ce sans discrimination basée sur leur opinion politique.

L’Etat du Burkina Faso n’a pas respecté son engagement de garantir à la famille Sankara les droits reconnus dans le Pacte sans distinction basée sur leur opinion politique et ce en vertu de l’article 2 (1).

f) Le Burkina Faso a violé l’article 6 (1)

En agissant de la sorte le Burkina Faso continue à enfreindre la dignité de Thomas Sankara reconnu par le Préambule du Pacte et son droit de ne pas être arbitrairement privé de la vie en toute impunité.

Collectif Juridique International Justice Pour Sankara
le 15 Octobre 2002

 

source : Grilla.org

L’Affaire SANKARA: 5 ans après les entraves judiciaires du régime COMPAORÉ (14 Octobre 2002 )

L’AFFAIRE SANKARA: 5 ANS APRÈS LES ENTRAVES JUDICIAIRES DU RÉGIME COMPAORÉ, UNE ÉQUIPE CANADIENNE D’AVOCATS MÈNE LA CAMPAGNE POUR DÉPOSER UNE PLAINTE AUX NATIONS UNIES

14 Octobre 2002

Le Groupe de recherche et d’initiative pour la libération de l’Afrique (GRILA), coordonnateur de la Campagne internationale justice pour Sankara (CIJS) a l’honneur de vous convier à assister à une conférence de presse pour un évènement unique et marquant de la scène africaine et internationale. Il s’agit du dépôt d’une plainte sous forme d’une communication présentée par les avocats de la section canadienne de la CIJS. Elle sera présentée à Genève aux Nations Unies.

C’est la première fois en Afrique qu’un collectif international d’avocat-e-s épuise les recours nationaux et se présente en cour internationale pour l’assassinat d’un chef d’État. Le dépôt concorde avec la commémoration de la quinzième année de l’assassinat de Thomas Sankara, premier président du Burkina Faso.

Depuis cinq ans, la campagne internationale contre l’impunité Justice pour Sankara s’évertue devant les cours du Burkina Faso à faire la lumière sur son assassinat et à réclamer justice. Jusqu’aujourd’hui, le certificat de décès du président Sankara soutient qu’il est mort de mort naturelle.

Thomas Sankara était un panafricaniste internationaliste. Il a oeuvré pour un développement autocentré durable promouvant prioritairement la justice sociale avec une emphase pour le droit des femmes, des ruraux et des pauvres. À l’heure d’une mondialisation déshumanisante, son exemple et sa contribution pour un développement intègre et responsable méritent d’être rappelés.

Mariam Sankara sa veuve et ses enfants Auguste et Philippe, au nom de toutes les victimes du régime Compaoré, espèrent que la Campagne internationale Justice pour Sankara bénéficiera d’une attention et d’une solidarité de la communauté internationale.

Le GRILA espère que cette campagne contribuera à freiner le cycle d’impunité qui emporte les panafricanistes comme Lumumba, Cabral ou Sankara. Déplorant la faiblesse des mécanismes internationaux, il ose espérer que ce palier du système onusien saura, en toute impartialité, se prononcer dans cette affaire.

L’équipe canadienne d’avocats abordera l’internationalization de leur campagne juridique à une conférence de presse

le mardi 15 octobre à 11 heures

à Droits & Démocratie, 1001 de Maisonneuve Est, 11ème étage

Renseignements : 514.277.4183

source: www.grila.org

“Le Burkina Faso a aussi la possibilité de se développer” dixit Mr X

"Le Burkina Faso a aussi la possibilité de se développer" dixit Mr X lundi 17 octobre 2005. " Thomas Sankara, fait partie de notre histoire comme Marcus Garvey pour les jamaïcains ou encore Patrice Lumumba pour la RDC ", se convainc M-X, l’initiateur d’un site internet pour le leader de la révolution burkinabè. Autant il s’en trouve des esprits qui oeuvrent inlassablement pour faire disparaître cet homme de la mémoire des burkinabè, autant il y a des esprits retors qui ne cessent de vouer la révolution et son principal acteur aux gémonies sans discernement, autant il se trouve aussi des hommes qui multiplient les actions et les initiatives pour sauver l’immense patrimoine légué par Sankara. Mr X est de ceux là. En créant http://www.thomassankara.net, ce jeune burkinabè de 28 ans s’est résolu à mettre les NTIC à contribution pour vulgariser les œuvres de Sankara et sur Sankara ainsi que pour diffuser certaines informations pour aider à mieux connaître le Burkina. A l’occasion du 18ème anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara, il nous conte son projet.

Bendré : Qui êtes vous M X ?
Mister X (Mr X) : Je suis un jeune burkinabé de 28 ans. Bendré : Pourquoi gardez-vous l’anonymat ? Mister X (Mr X) : C’est une question que la majorité des internautes me posent tout le temps. Comme dans toute oeuvre , on peut signer par son vrai nom ou par un pseudonyme. J’ai préféré M X à mes initiales, tout simplement dans le but de pouvoir continuer mon oeuvre sur la toile. C’est une façon pour moi de pouvoir travailler librement sans avoir de compte à rendre. Mon site est à but non politique, donc je ne vois pas pourquoi mon nom doit absolument apparaître sur le site. Je ne veux pas me faire de la publicité non plus.

Bendré : Avez vous été un acteur de la révolution ? CDR, Membre d’un parti de l’époque, membre du CNR ?
Mr X : Non, Pas du tout. Nous étions très jeune pour prendre part à la Révolution Démocratique et Populaire. A l’époque, l’image que j’avais de la révolution était les CDR, et pas en bien : je vivais dans un quartier perdu de Ouagadougou et à l’époque mes voisins ramassaient du gravier pour nourrir leurs enfants et je ne trouvais pas très bien que les CDR viennent les chasser et récupérer leurs plats et dabas qu’ils utilisaient pour creuser le sol. Mais avec du recul, je leur donne raison sur le principe mais pas sur la façon de faire. Car aujourd’hui lorsqu’on parle de développement durable, la conservation des sols fait partie du patrimoine, que nous devons conserver. C’est la raison pour laquelle, je pense que pour apprécier la révolution, il faut penser pour le peuple et non pour soi-même.

Bendré : Avez-vous eu des relations particulières avec le Président assassiné Thomas Sankara ?
Mr X : Non, car comme je l’ai déjà souligné, j’étais très jeune à l’époque de la révolution.

Bendré : Pourquoi avoir créé ce site ?
Mr X : Ce site est né de la passion qui nourrissait en moi, pour cet homme et ses œuvres. En effet, j’ai commencé à lire des livres sur la genèse de mon pays il y a de cela plus de 20 ans. Je me suis rendu vite compte des difficultés que l’on avait à trouver des livres sur le Burkina Faso de l’époque des royaumes et empires. Quand la révolution battait son plein au pays, nous n’étions que des enfants, des petits pionniers aux poings levés et sans connaître le fondement de cette révolution. C’est la raison pour laquelle j’ai essayé de trouver des documents sur la Révolution Démocratique et Populaire , mais comme vous le savez au Burkina on n’en trouve pas beaucoup. A l’époque le livre de référence était "Sankara le rebelle" de Sennen Andriamirado ". Alors, quand je suis arrivé en Europe, je me suis fixé un but, redonner au passé ce que le présent lui a pris. Dans cette oeuvre, je tiens tout simplement à redonner à la jeunesse ce qu’elle n’a pas eu la chance de vivre. Car le capitaine Thomas Isidore Sankara fait partie de notre Histoire comme Marcus Garvey pour les jamaïcains, ou encore Patrice Lumumba pour la RDC. Créer en fait un livre virtuel sur Thomas Sankara et la Révolution, était un de mes objectifs. C’est alors que Thomas Sankara Web Site est né en 2003. Le site a été mis en place pour que certaines idées du Capitaine Sankara soient reprises par les dirigeants actuels et futurs du Burkina et pourquoi pas des autres pays dits sous-développés. J’anime ce site seul depuis 2003 mais là je commence à trouver des burkinabé ou d’autres personnes de différentes nationalités qui veulent travailler avec moi. Nous projetons de publier un site sur le Burkina Faso. Ce site sera une encyclopédie virtuelle qui nous permettra de réécrire notre histoire, de donner plus d’informations aux grandes entreprises qui aimeraient s’implanter au pays. Car notre pays en a besoin.

Bendré : N’est-ce pas de l’idolâtrie ?
Mr X : Un peu d’idolâtrie ne ferait aucun mal, mais dans la mesure du possible, j’évite de sombrer dans le culte de la personnalité. Je loue son travail, mais comme on le sait bien Sankara a lui seul n’aurait pas pu mener à bien, cette révolution. Nous devons pour cela respecter le travail fait par le peuple et tous les intervenants de cette révolution.

Bendré : Pensez-vous que ce site est vraiment utile ?
Mr X : le site Thomas Sankara est utile dans la mesure où il donne plus d’informations sur l’histoire du Burkina Faso. Sur le site vous avez plusieurs rubriques qui parlent du Burkina en général, de la politique actuelle, des différents présidents, de certaines personnalités comme Norbert Zongo … Ce site est très utile pour la jeunesse et même pour les plus âgés. Notre but est de le faire connaître. Il faut juste jeter un oeil sur le net. Vous saisissez juste Thomas Sankara et vous avez 100% de chance de tomber sur le site web et nous sommes référencés sur plus de 20 moteurs de recherches, plus 40 sites individuels sans oublier les wikipedia.

Bendré : Comment faites- vous pour collecter tant de documents , si vous travaillez seul ?
Mr X : J’ai commencé la collecte de données depuis le Burkina Faso. De l’extérieur, il est beaucoup plus facile de trouver des documents et de demander l’impression d’un livre qui n’est plus en stock. J’ai commencé le site avec quatre pages, dont la biographie de Sankara, sa politique, sa mort et une page sur le Burkina Faso (Historique, Géographie, Economie, Art et Culture…). Après deux ans et bientôt trois, je peux dire que j’ai enfin réussi. Des amis, des internautes m’envoient par e-mails des documents ( Interviews, discours …) Et là par exemple, je viens de recevoir des discours audio que j’ai déjà mis en ligne. Cette récolte de documents se fait via le net. Je profite de votre journal pour lancer un appel à tous ceux ou toutes celles qui ont des documents (Discours sur Thomas Sankara, des informations sur le rôle du Burkina dans l’émancipation de la femme africaine, ..) vous pouvez me les faire parvenir à l’adresse info@thomassankara.net

Bendré : Combien de visiteurs avez vous enregistré depuis la création du site ?
Mr X : Depuis sa création, nous avons enregistré plus de 37 000 visites, avec plus de 1 500 000 pages affichées par année. Le site bât son plein et chaque jour avec de nouveaux visiteurs et cela de tous les pays sans exception.

Bendré : Comment le site est-il apprécié par ceux qui le visitent ? Vous envoie-t-on des messages ?
Mr X : Je peux vous dire seulement que le site est beaucoup apprécié. Visité de partout… Jetez juste un regard sur le livre d’or et l’album photos. Nous avons plus de 240 messages sur ce livre d’or , et chaque message me donne encore la force et le courage de continuer le travail et penser sur d’autres projets. Des gens me contactent, pour m’encourager, me transmettent des messages de soutiens. Il y a ceux aussi qui veulent collaborer avec moi pour la suite du site. Sans oublier ceux qui pensent que je suis membre d’un parti sankariste. A eux, je réponds tout simplement que l’on n’a pas besoin de faire partie d’un parti pour faire un site du genre Thomas Sankara Web Site.

Bendré : Votre dernier mot
Mr X : J’en appelle à toutes les couches sociales du Burkina Faso à œuvrer pour le développement du pays. Nous devons nous mettre debout en seul homme pour revendiquer l’annulation de la dette par exemple. Nous devons travailler ensemble pour le bien de notre chère patrie. Le Burkina Faso , l’un des pays les plus pauvres au monde , a aussi la possibilité de se développer , tant sur le plan économique, social, qu’ artistique. Je tiens par cette interview à dire un grand merci à tous ceux qui , de près ou de loin m’ont aidé à mettre sur pied ce site et à l’enrichir. Je vous remercie.
Imterview realisé par pabeba Sawadogo Bendré

Une avenue Thomas Sankara au Burkina Faso

Avenue Thomas Sankara

C’est le premier hommage officiel à l’ancien président Thomas Sankara. Une avenue porte désormais son nom dans la capitale, Ouagadougou. Est-ce la conséquence de la dernière élection présidentielle qui a vu une montée en puissance des partis sankaristes ? Les interprétations ne manquent pas sur ce geste inédit des autorités burkinabè.

C’est le 28 décembre dernier que la municipalité de Ouagadougou a baptisé des avenues de la ville du nom des cinq anciens chefs d’Etat du Burkina. Il s’agit de Maurice Yaméogo, du général Sangoulé Lamizana, du colonel Saye Zerbo, du médecin-commandant Jean-Baptiste Ouédraogo et du capitaine Thomas Sankara. C’est une première dans l’histoire du Burkina puisque jusque-là, aucune rue, aucune place ni aucun édifice public ne portait le nom d’un ancien chef d’Etat. Dans un pays où toutes les successions à la tête de l’Etat l’ont été par des coups de force, toute référence au passé a toujours été considérée comme un sujet tabou. Mais plus que les quatre premiers présidents, le cas du capitaine Sankara – assassiné dans le coup d’Etat qui a porté l’actuel chef de l’Etat Blaise Compaoré au pouvoir en octobre 1987 – était problématique.

Son nom est synonyme de totem pour le pouvoir. On ne l’évoque presque jamais. Figure emblématique de la révolution burkinabè (1983-1987) il exerce, plus de 18 ans après sa mort, un charisme sur bon nombre de ses compatriotes et d’Africains. Au Burkina donc, son nom dérange dans les cercles du pouvoir. Si bien que, pour de nombreux observateurs, le conseil municipal ne peut pas à lui seul décider de dédier une rue à l’ancien président révolutionnaire. « La décision est sans doute venue d’en haut », dit-on. Pour les uns, le pouvoir tire ainsi les leçons de la montée en puissance des partis sankaristes. En effet, lors de l’élection présidentielle du 13 novembre 2005, quatre candidats se réclamaient des idéaux de Thomas Sankara. Et c’est l’un d’entre eux, maître Bénéwendé Sankara – sans lien de parenté mais avocat de la veuve et des orphelins Sankara –  qui est arrivé deuxième derrière Blaise Compaoré. Mais s’il n’a obtenu qu’un peu plus de 4 % des suffrages contre plus de 80 % pour Blaise Compaoré, ce dernier n’a pas caché son agacement face au discours des sankaristes. Il s’est même vu obligé de s’expliquer sur le « divorce tragique » entre lui et son prédécesseur durant la campagne électorale.

Réhabiliter le capitaine Sankara ?

A peine réélu, Blaise Compaoré veut-il relancer au plus vite le processus de réhabilitation du capitaine Sankara ? C’est possible. Décrétée en 2000 dans le cadre d’un processus de réconciliation engagé à la suite de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, en décembre 1998, la réhabilitation de Thomas Sankara est en panne. Le mausolée qui lui a été dédié par décret présidentiel n’a toujours pas vu le jour. La famille, notamment sa veuve Mariam, rejette tout processus de réconciliation. D’ailleurs, aucun membre de la famille n’était présent à la cérémonie de baptême organisée par le conseil municipal.

Pour elle, la réconciliation ne devrait intervenir qu’après la « vérité et la justice » dans l’assassinat de Thomas Sankara. Or, la procédure enclenchée devant la justice burkinabè en septembre 1997 est bloquée depuis plus de deux ans. Renvoyé théoriquement devant la justice militaire, le dossier n’a plus bougé. Selon la loi burkinabè, le ministre de la Défense est désormais le seul à ordonner l’enrôlement de cette affaire. Mais jusque-là, aucune action publique n’a été engagée.

RFI – par Alpha  Barry

Le GRILA, Groupe de Recherche et d’Initiative pour la Libération de l’Afrique

LE GRILA, GROUPE DE RECHERCHE ET D’INITIATIVE POUR LA LIBERATION DE L’AFRIQUE

 

Le GRILA a été fondé en 1984. C’est un organisme autonome et sans but lucratif qui fonctionne grâce à la contribution matérielle et intellectuelle de ses sections composées de membres et de sympatisant-e-s. Dans sa vision internationaliste d’un monde universaliste , il tente de contribuer à l’émergence et à la consolidation du développement autocentré en Afrique et à la solidarité internationale qu’il requiert.

Le GRILA est né en même temps que la révolution voltaïque qui secréta le Burkina Faso. Il partage avec cette révolution l’idéal d’un développement autocentré panafricaniste et autocentré intègre, axé sur l’émancipation des femmes, la satisfaction des besoins essentiels de la population, le rééquilibrage des rapports politiques et économiques en faveur de la paysannerie et des classes défavorisées, une rupture avec l’impérialisme et le néo-colonialisme, la fin de l’apartheid…

Pendant vingt ans, ce groupe s’est illustré en Afrique comme en Amérique du nord dans ces luttes à travers différentes campagnes et plaidoyers pour la défense des prisonniers politiques, des journalistes, des partis politiques qui partageaient ses vues, des processus de démocratisation, du développement durable et de la protection de l’environnement.

Lorsque la révolution est noyée dans le sang au Burkina, le GRILA comprend qu’on veut faire de cet événement le dernier épisode révolutionnaire du continent. Et dans les faits c’est ce qui est arrivé. Il n’y a plus eu d’expériences révolutionnaires en Afrique depuis la mort de Sankara. Le continent a été livrée à la gestion de l’enlisement et à l’intégration au forcept dans la mondialisation sous la houlette des ajustements des institutions de Bretton Woods, au pillage des ressources par des conflits épars, et au containement de l’application des mesures populaires de ceux qui avaient triomphé de l’apartheid.
Le GRILA groupe de recherche et d’initiative anime depuis près de 20 ans, à tous les 15 Octobre, à travers ses sections des événements commémoratifs sur Thomas Sankara et sur la pertinence du développement autocentré. Le GRILA a aidé plusieurs sankaristes à obtenir un statut de réfugiés politiques, et soutient matériellement et politiquement des forces sankaristes. Depuis 1999, à la défense de veuve Mariam Sankara et ses enfants, le GRILA coordonne la CIJS, campagne internationale justice pour Sankara.


ontact : GRILA  CP 55005 CSP FAIRMOUNT  Montréal, Québec Canada H2T 3E2

Tel/Fax: Montréal: (514) 499-3418
Toronto : (905) 696-7287

 

Association Panafricaine Thomas Sankara (APTS) Centre des Droits de l’Homme (CDH)

  • Association Panafricaine Thomas SankaraL’Association Panafricaine Thomas Sankara (APTS) est créée le 14 août 1991 à Brazzaville et régie par la loi de 1991. Elle fonde son action sur la lutte contre le VIH/Sida, la promotion et la protection des droits humains.
  • Domaines d’intervention: La santé (prévention des MST et du VIH/sida); Campagnes de prévention; publications. Les droits de l’homme (promotion de la convention des droits de l’enfant, promotion de la convention contre toute forme de discriminations à l’égard des femmes, amélioration des conditions de vie en milieu carcéral).

    personne contact:
    Cephas Germain EWANGUI
    fonction: Administrateur (président, secrétaire, trésorier, etc.)
    titre: Président

  • Statut approuvé: 37ème Session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples le 27 avril – 11 mai 2005 / Gambie
    Etat: Congo
  • Adresse postale: BP 5182, Brazzaville, République du Congo
    Téléphone: (242) 551 01 99 or 668 72 76
    Téléfax: (242) 81 03 30
    Email: apts-congo@voila.fr
    Site Web: http://thomassankara.net

France Inter – RDV avec Monsieur X – émission consacrée à l’assassinat de Thomas Sankara

RDV avec Monsieur X

Si toute fois vous avez des documents audios , vous pouvez nous les faire parvenir via le lien de contact : Contact
 

Emission du 23 février 2002
RDV avec Monsieur X
par Patrick Pesnot sur France Inter
15 ans après sa mort, il reste un héros pour la jeunesse africaine… Thomas Sankara ! Un simple capitaine qui avait débaptisé son pays, la Haute-Volta, pour l’appeler le Burkina-Faso, c’est à dire « la Terre des Hommes intègres » ! Tout un programme, à l’image de cet homme qui voulait être avant tout « le président des pauvres » !

Les liens

www.cooperation.net
 Sites faisant reférence au capitaine Sankara
 Cooperation.net
(Le révolutionnaire burkinabé est resté quatre ans à la tête du pays avant d’être lâché par ses "amis" et assassiné).

Burkina Faso : Parfait Bayala rend hommage à Thomas Sankara, président du Burkina assassiné le 15 octobre 1987.

 www.cooperation.net
Grioo.com
 
Portrait d’un homme intègre: Thomas Sankara (1949-1987)
L’homme illustre de cette semaine est un révolutionnaire qui fut un président modeste et proche de ses administrés, qui a perdu la vie beaucoup trop tôt.

 www.grioo.com
Le Grila.org
LE GROUPE DE RECHERCHE ET D’INITIATIVE POUR LA LIBERATION DE L’AFRIQUE a été fondé en 1984. C’est un organisme autonome et sans but lucratif qui fonctionne grâce à la contribution matérielle et intellectuelle de ses sections composées de membres et de sympatisant-e-s. Dans sa vision d’un monde universaliste, il tente de contribuer à l’émergence et à la consolidation du développement autocentré en Afrique et à la solidarité internationale qu’il requiert.

 Grila.org
WikiPédia.org
Thomas Sankara (21 décembre 1949 à Yako – 15 octobre 1987 à Ouagadougou), homme politique burkinabè, il incarna et dirigea la révolution burkinabè du 4 août1983 jusqu’à son assassinat lors du coup d’État de son successeur Blaise Compaoré. L’héritage politique et « identitaire » de Thomas Sankara – tout comme ceux de Patrice Lumumba, Amílcar Cabral ou Kwame Nkrumah – est considérable en Afrique et en particulier dans la jeunesse africaine en mal de modèle réflétant un réel espoir

 Wikipédia- Thomas Sankara
Afrik.com
Avant 1983, on évoquait la Haute Volta surtout pour ses coups d’Etat, ses famines chroniques, ses épidémies endémiques… En arrivant au pouvoir, Thomas Sankara, jeune capitaine marxiste, ne fait pas que rebaptiser le pays en le nommant Burkina Faso. Il incarne aussi un espoir pour le continent et un renouveau pour le pays. Portrait d’un révolutionnaire au " pays des hommes intègres ".

www.afrik.com 
 Fsmmali.org
Le Camp International de la Jeunesse « Thomas SANKARA » est un regroupement de jeunes des deux sexes, venant du monde entier pour partager leurs expériences, échanger leurs idées sur la marche du monde, s’interroger sur leur rôle dans la conduite des affaires de la cité et aussi pour conjuguer les idéaux et valeurs d’amitié, de fraternité et de solidarité dans toutes les langues du monde.

 www.fsmmali.org
LiberationAfrique.org
Désarroi d’un homme toujours en avance sur son entourage, trahison d’une amitié, déchirement d’une famille perdant un être cher, la vie de Thomas Sankara s’est terminée en tragédie. La hauteur avec laquelle il s’est toujours refusé, malgré les fortes pressions de son entourage, à éliminer son adversaire qui était aussi son meilleur ami, suffirait à le classer parmi les grands hommes de l’histoire moderne. L’un repose en paix en accord avec lui-même l’autre doit vivre avec sa conscience.

 www.liberationafrique.org
www.fasotour.com
au Burkina Faso, même longtemps après sa mort, c’est vite engager une discution passionnée et parfois polémique, tant ce "Che Guevara" africain a marqué son époque.
Le charisme de l’homme, l’action du chef d’état, l’espoir sans précédent d’un peuple ont provoqué un véritable frémissement du continent, sorte d’onde de choc politique ressentie jusqu’à Paris à travers toute la sous région. Sur fond d’Unité Africaine et de dialogue Nord Sud décomplexé, il a incontestablement été l’artisan de la fierté retrouvée du peuple Voltaïque devenu Burkinabè.
 FasoTour
   
Des sites sur la dette du tiers monde
Cadtm.org
Fondé en Belgique le 15 mars 1990, le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) est un réseau international constitué de membres et de comités locaux basés en Europe, en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Il agit en coordination avec d’autres organisations et mouvements luttant dans la même perspective (Jubilé Sud et d’autres campagnes agissant pour l’annulation de la dette et l’abandon des politiques d’ajustement structurel). Son travail principal : l’élaboration d’alternatives radicales visant la satisfaction universelle des besoins, des libertés et des droits humains fondamentaux.
www.cadtm.org 
   
   
   
   
   
   
   
   
 Sites de média du faso
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   

Les autres contributeurs

Il faut bien sur remercier tous les auteurs, et ils sont nombreux, qui se sont mis au travail pour nous livrer tous les articles qui alimentent ce site. Mais pour ce qui est de ceux qui contribuent effectivement au site, citons notamment :

Patrizia Donadello du comité Sankara en Italie

Amidou Kabré qui nous envoie des régulièrement des reportages du Burkina Faso

Antonio Lozano pour la partie espagnole du site, écrivain et militant associatif, auteur de “L’Affaire Sankara” un roman policier sur l’assassinat de Sankara non encore édité en langue française (voir à l’adresse http://thomassankara.net/?p=1573)

Mais aussi, Ulysse Perez, Antonio Mele (partie italienne), Giustiniano Rossi, (partie italienne), Max Vernet, Alberto Cillan (partie espagnole, Sam’s K le Jah, Anna Z (partie russe) et Dipama Hamado (partie allemande) qui, à moment ou un autre, nous ont fourni des documents, tapé des textes ou effectué des traductions.

Vous avez des articles , des discours ou des interviews…. Vous avez des photos du capitaine qui traînent quelques part dans votre maison et vous voulez bien la partager.

Vous êtes motivés à trouver des travaux de diplômes sur les œuvres de Sankara.

Alors votre place est ici.

Veuillez SVP nous contacter en envoyant un message à l’adresse suivante : info@thomassankara.net

Merci

L’équipe du site